
Chardonnay
Cette cuvée issue des plus Vieilles Vignes saura v…
Ce savagnin est élaboré dans la plus grande tradit…
L'incontournable des vins du jura
l'ami du foie gras
Le meilleur moyen de passer un moment convivial
De robe intense, il révèle ses arômes de fruit rou…
Robe intense, son délicat boisé lui donnera caract…
Rosé léger et fruité il pourra vous suivre de l'ap…
Le macvin du jura est fort sympathique pour vos ap…
Issue d'une distillation lente, cette eau de vie s…


Cette cuvée des ceps d'Or 2008 s'accroche à notre mémoire comme le fond les pieds noueux sur le mont Muzard. Issue majoritairement de chardonnay (avec 5 pourcent de savagnin), elle se presntes pour sa version 2008 dans un écrin d'or vert. Dense, son bouquet s'ouvre sur les fruits cuits et le pain. Une belle matière s'annonce. Noix et noisette s'affirme en bouche, tandis que la mirabelle apporte une jolie fraîcheur dans un élan aromatique persistant. Un vin représentatif de l'appéllation.
Franc a l'attaque, joue en bouche sur la finesse de la noix, qui s'y developpeen douceur C'est un vin élégant qui demande quelques années pour s'exprimer. Idéalement une dizaine.

Le Jura viticole jouit d'au moins 2000 ans d'existence.
Le vignoble s'étend sur 1750 ha, à une altitude comprise entre 200 et 450m.
Il comprend 6 appellations :
• L'Etoile,
• Arbois,
• Château-Chalon,
• Côtes-du-Jura,
• Crémant du Jura,
• Macvin du Jura.
On peut denombrer 5 variétés de raisins :
• le Savagnin : le cépage du fameux Vin Jaune ; grains jaune d'or dont la chair croque sous la dent
• le Chardonnay : c'est la base des vins blancs de la région du Jura ; grains ronds jaune clair à pellicule mince
• le Poulsard : cépage typiquement jurassien, ses grappes allongées d'un violet tendre sont savoureuses et apportent aux vins rosés une grande finesse
• le Trousseau : cépage rouge ; ses grains à pulpe abondante et sucrée donnent aux vins tenue et couleur
• le Pinot Noir : petites grappes à grains ronds et serrés ; souvent associé au Poulsard et au Trousseau, il donne la charpente et la longévité aux rouges du Jura


photos philippe TRIAS
La météo ne cesse de faire parler d’elle. Mais pour les vignerons, regarder le ciel fait partie du quotidien, surtout à quelques jours supposés des traditionnelles vendanges. Et les aléas climatiques de ces derniers mois rendent la tâche plus difficile.
Avec les chaleurs précoces du printemps, la date des récoltes était même envisagée pour le 15 août, avec l’annonce d’un millésime d’exception. Mais aujourd’hui, la donne a changé. Tous s’accordent à dire que le lancement officiel se fera entre le 25 et le 29 août, alors que d’habitude, les vendanges ont lieu au mois de septembre.
« Les pluies de juillet, et surtout l’humidité, ont rééquilibré la situation. L’ensoleillement de mai-juin a avancé la floraison et donc le stade de maturation du raisin : à ce moment précis, nous avions 10 jours d’avance sur le calendrier classique. Mais aujourd’hui, la nature a repris ses droits à 90 %, car la pluie que nous n’avons pas eue au printemps, nous l’avons récupérée en juillet. Comme si les saisons s’étaient inversées. Nous avons assisté à un simple réajustement de la situation », explique Alexandre Vandelle, exploitant 17 hectares au château de L’Etoile. Il ajoute : « En ce qui me concerne, la précocité des vendanges n’a pas bousculé mon planning. Oui c’est vrai que la météo mène la danse, mais j’ai tendance à suivre le référentiel des anciens. Il affirme que la récolte se fait 100 jours après la floraison de la fleur de vigne, jamais au-delà de 120 jours, et 90 après la fleur de lys. En faisant la moyenne des deux, on arrive à la date du 29 août pour les premières récoltes, qui débutent toujours par le crémant. Les vins dits tranquilles -ceux qui ne forment pas de bulles lors de l’ouverture de la bouteille- viennent huit jours après. Ce référentiel me sert de guide, et se trompe rarement ».
L’heure n’est donc pas à l’affolement dans la profession, car les vignes sont belles, et n’ont pas été affectées par la pluie du mois de juillet. Le soleil à venir devrait se charger du reste, car avec lui le taux d’alcool augmente pour atteindre son degré optimum. Et c’est d’ailleurs quinze jours avant le lancement des vendanges que la vigne a le plus besoin d’ensoleillement.
Et pourtant, le risque zéro n’existe pas. « Nous ne sommes pas à l’abri d’une pluie torrentielle ou de grêlons, dans les prochains jours, qui engendrerait de la pourriture sur les grappes. Je reste sur mes gardes jusqu’au dernier moment », précise l’exploitant.
Ainsi, pour maîtriser au mieux le raisin et son stade de maturation, Alexandre Vandelle parcourt tous les jours ses parcelles, doté de son réfractomètre. « J’observe d’abord la couleur du grain, qui est le premier indicateur. L’intensité plus ou moins forte du colorant signale à quel stade en est la maturité. Puis au doigté, pour voir si la levure naturelle de la fleur de vigne, qui forme une couche blanchâtre, est toujours présente sur le raisin. La levure permet de transformer le sucre en alcool. Je goûte aussi. Avec mon réfractomètre, je prends le jus, et l’appareil me dit à quel degré d’alcool probable la grappe se situe ».
La patience devient donc le maître mot, car la maturation peut, cette fois, traîner en longueur. Mais l’attente devrait être payante puisque le millésime s’annonce toujours de qualité.
Laurie Bouclet
